Journée mondiale de l’eau: L’humanité a besoin de cet « or bleu »

20140821_122837Une goutte d’eau est flexible. Une goutte d’eau est puissante. Rien n’est plus nécessaire qu’une goutte d’eau. L’eau est au cœur du développement durable. Les ressources en eau, ainsi que la gamme de services qu’elles peuvent rendre, contribuent à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la sauvegarde de l’environnement. De la nourriture et la sécurité énergétique à la santé humaine et environnementale, l’eau contribue à l’amélioration du bien-être social et à une croissance équitable, affectant les moyens de subsistance de milliards d’individus.

La Journée mondiale de l’eau 2019 a pour thème «Ne laisser personne de côté». Il s’agit d’une adaptation de la principale promesse du Programme de développement durable à l’horizon 2030: tout le monde doit pouvoir bénéficier des progrès accomplis en matière de développement durable. L’une des cibles de l’objectif de développement durable 6 consiste à assurer, d’ici à 2030, l’accès de tous à l’eau et une gestion durable des ressources en eau. Concrètement, cela signifie qu’il ne faut laisser personne de côté. À l’heure actuelle, des milliards de personnes ne disposent toujours pas d’eau potable – chez elles, à l’école, à la ferme, à l’usine, etc. – et luttent pour survivre et se développer. Les groupes marginalisés – femmes, enfants, réfugiés, peuples autochtones, personnes handicapées et beaucoup d’autres – sont souvent négligés et font parfois l’objet de discrimination quand ils tentent d’accéder à l’eau potable dont ils ont besoin et de la gérer.

L’eau, un droit fondamental

EauEn 2010, les Nations Unies ont reconnu que « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Le droit de l’homme à l’eau signifie que chacun, sans discrimination, a le droit à un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d’une eau potable et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques, qu’il s’agisse de boisson, d’assainissement individuel, de lavage de linge, de préparation des aliments ou d’hygiène personnelle et domestique.

Un grand nombre de facteurs peuvent expliquer pourquoi certaines personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Parmi les motifs discriminatoires pour lesquels certaines personnes sont particulièrement défavorisées en ce qui concerne l’accès à l’eau, on trouve les éléments suivants :

  • Sexe et genre
  • Race, appartenance ethnique, religion, naissance, caste, langue et nationalité
  • Handicap, âge et santé
  • Propriété, régime d’occupation, lieu de résidence, situation économique et sociale

D’autres facteurs, tels que la dégradation de l’environnement, le changement climatique, la croissance démographique, les conflits, les déplacements forcés et les flux migratoires, peuvent aussi toucher de manière disproportionnée les groupes marginalisés en raison de leurs répercussions sur les ressources en eau.

Afin que personne ne soit « laissé de côté », nous devons concentrer nos efforts pour intégrer les personnes qui ont été marginalisées ou négligées. Les services d’approvisionnement en eau doivent répondre à leurs besoins et il faut tenir compte de leur existence dans les processus décisionnels. Le droit à l’eau doit être reconnu comme un droit universel dans les cadres juridiques et réglementaires et il est capital d’allouer de manière juste et efficace des ressources financières suffisantes à ceux qui en ont le plus besoin.

La Journée mondiale de l’eau est coordonnée par ONU-Eau (le mécanisme de coordination interinstitutions des Nations Unies pour toutes les questions liées à l’eau douce) en collaboration avec les gouvernements et d’autres partenaires.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

pathnema@gmail.com

Source : http://www.un.org/fr/events/waterday/


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Le Parc urbain Bangr-Weoogo s’étouffe !

 

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Le bitumage de la route nationale n°4 a conduit à l’abattage d’un grand nombre d’arbres de cette niche écologique.

Le parc Urbain « Bangr­Weoogo »constitue un véritable biotope où s’expriment en parfaite symbiose diverses composantes des ressources naturelles animales et végétales des zones tropicales. Unique en son genre au Burkina Faso, ce massif forestier naturel a été rétrocédé à la commune de Ouagadougou, par le ministère de l’Environnement.Faisant l’objet d’usage multiple, cet actif naturel est victime de son succès et subit des effets négatifs d’une pression anthropique.

Le parc urbain Bangr-weoogo(ou forêt du savoir en langue nationale moré) est situé au Nord-Est de la ville de Ouagadougou. Il a la forme d’une grande aile d’oiseau et est limité de l’Ouest au Nord par la route nationale n°3(route de Kaya) et de l’Est au Sud par la route nationale n°4(route de Fada N’Gourma). Il s’étend sur une superficie totale de 265 hectares, dont 240 hectares aménagés.Autrefois forêt sauvage, cette niche écologique est devenue à la faveur du projet d’aménagement de la forêt du barrage de Ouagadougou, une forêt classée et rétrocédée à la commune de Ouagadougou par le ministère de l’Environnement et des Eaux et forêts en 2001.Dans un contexte écologique fragilisé par le changement climatique et socio-sanitaire où la qualité de l’environnement a un lien direct avec la santé des populations, disposer d’un poumon vert au centre d’une ville capitale en zone sahélienne est d’un intérêt majeur, voire salutaire. C’est dire que l’aménagement de la forêt classée de Ouagadougou en parc urbain a permis de sauver un massif forestier au cœur de la ville. En effet, le parc urbain Bangr-Weoogo a été vite adopté par la population de Ouagadougou et les touristes. Des dizaines de milliers de visiteurs s’y rendent, chacun avec son ses objectifs, mais tous pour profiter des opportunités que leur offre cette forêt urbaine: écoliers, élèves, étudiants, chercheurs, personnes âgées, jeunes et adultes de tous genres et expatriés en quête de nature tranquille. A ces usagers s’ajoutent des artistes à la recherche d’espaces appropriés pour des séquences de films ou de clips musicaux.

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Certaines pistes du parc connaissent une dégradation avancée.

Ce défi de lutter contre la désertification, la pollution et de préserver les ressources naturelles animales et végétales des zones tropicales entrepris par les autorités communales est plus que salvateur.Cependant, ce massif forestier naturel, lieu d’éducation environnementale, cadre pédagogique par excellence, espace de loisir et de détente subit une dégradation de la quantité de ses eaux et de ses sols, la destruction ou la modification de ces habitats naturels pour une fréquentation mal maîtrisée ou encore par des projets industriels. En d’autres termes, on y observe sur le site entre autres une déprédation de plusieurs aménagements, des tas d’ordures non enlevées, des faiblesses dans la sécurisation de certains endroits du fait d’insuffisance de personnel et l’envahissement des plans d’eau par la jacinthe d’eau. Avec le bitumage de la route nationale n°4 une grande quantité d’arbres de la forêt a été abattue pour les besoins de la cause. Malgré la bonne volonté de la direction du parc à sauvegarder ce patrimoine naturel, le manque de ressources financières au niveau de la direction du parc ne permet pas de faire face à un traitement diligent de situations tel quel’entretien de la faune et la flore. Il est évident que l’augmentation des coûts au parc urbain Bangr-Weoogo ne génère pas de recettes  financières à même de compenser les besoins globaux, mais cette augmentation traduit l’impérieuse nécessité de prospecter les voies et moyens pour que la direction du parc urbain dispose de ressources nécessaires pour faire face aux dépenses courantes, s’il l’on veut que les usagers continuent de bénéficier des avantages de ce poumon vert.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

pathnema@gmail.com

Barrage de Ziga Le calvaire des populations riveraines

Ph4La mise en eau du barrage de Ziga pour approvisionner les populations de Ouagadougou et de la commune de Zinaré en eau potable, n’a pas fait que des heureux. Depuis l’exécution du projet jusqu’à ce jour, le quotidien des habitants des villages situés aux alentours de cette retenue d’eau semble être bouleversé, suite à leur déplacement. Insuffisance de forages, absence d’activités en saison sèche, manque de terres cultivables et difficultés de se déplacer sont entre autres calvaires

Les populations des villages de, Betta, Tandaaga, Gondogo, Kampiga, Sawana, Moackin, Niongo et bien d’autres, toutes riveraines du barrage de Ziga situé à une quarantaine de kilomètres de  Ouagadougou ne savent plus à quel saint se vouer. Selon les habitants de ces trois communes à savoir : Ziniaré, Absouya et Nagréongo, depuis la construction du barrage en 1999 jusqu’à ce jour, cette retenue d’eau, loin d’être bénéfique pour eux, est en train de détériorer considérablement le minimum de biens et d’espaces qu’ils avaient avant l’avènement du projet.

Pour rappel, en vue de faire face aux pénuries à répétition qui caractérisaient le quotidien des populations de Ouagadougou et ses environs, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a entrepris de stocker des eaux de surface. L’ambition s’est portée sur le barrage de Ziga qui a une capacité interne de stockage de 200 millions de m3 par an. Pour réinstaller et restaurer les revenus des populations  estimées à 8 000 habitants, reparties dans 26 villages susceptibles d’être inondés par l’eau du barrage, un Plan gouvernemental d’atténuation des impacts sur l’environnement (PGAIE) a été mis en place.

L’ONEA a atteint son objectif en ce sens que le barrage de Ziga alimente aujourd’hui les villes de Ouagadougou et de Ziniaré en eau potable. Cependant, l’ouvrage est vu par ces populations comme l’ombre du rônier qui profite qu’à ceux qui sont loin. En effet, pour éviter toute forme de pollution de l’eau, il est formellement interdit de pêcher, d’abreuver les animaux  dans le barrage et de faire du maraîchage sur les berges.

Dès son annonce, le projet avait suscité beaucoup d’espoirs pour les riverains, au regard des promesses (financières, alimentaires, construction de logements, de barrages, d’écoles, de centres de santé, de forages, …) faites par les autorités en charge du projet.  Jean Baptiste Lenguélengué, un natif du village de Betta dans la commune de Ziniaré rappelle que toutes les promesses n’ont pas été tenues. Il cite en exemple, la mise à disposition d’une pirogue à moteur pour désenclaver les villages afin d’éviter les noyades lors des traversées en période de crue. « La distance entre Betta et Absouya était de trois kilomètres à vol d’oiseau et les populations se fréquentaient facilement. Il faut contourner désormais l’ouvrage en parcourant environ 70 kilomètres, pour rejoindre l’autre village», explique-t-il. Mariam Ouédraogo, une ménagère du village de Tindaga et mère de cinq enfants ajoute que les populations éprouvent des difficultés à se déplacer par manque de route, surtout en saison pluvieuse. «Trois femmes étaient obligées d’accoucher à domicile parce que les voies étaient impraticables», témoigne la ménagère.

 Selon le conseiller municipal du village de Gondogo dans la commune rurale de Nagréongo Emmanuel Lenguélengué, il était prévu la construction de deux infrastructures dans ce village. « L’école a été construite, mais nous n’avons pas encore reçu notre hôpital », confie-t-il.

Des retenues d’eau

Le projet prévoyait également la construction de retenues d’eau afin d’occuper les populations déplacées. Dans la commune rurale de Absouya, des villages devaient à en croire le maire Romain Sawadogo, bénéficier de barrages pour la pratique de cultures de contre-saison. « A notre grande surprise, c’est un petit barrage qui a été construit dans le village de Danogho. Il est exploité par près de 500 jeunes chaque année. A partir du mois de février, le barrage tarit. Les jeunes sont obligés de migrer vers d’autres régions», fait remarquer le maire de Absouya. Une retenue d’eau devait être construite dans le village de Largo (lire encadré) de ladite commune pour les mêmes raisons. Jusqu’à ce jour, les populations sont toujours en attente. «Nous sommes obligés de partager l’eau des forages qui ne sont d’ailleurs pas suffisants, avec nos animaux», se morfond le vice président du Comité villageois de développement (CVD) de Largo Issaka Compaoré.

Le barrage du village de Gaskaï dans la commune de Ziniaré, quant à lui n’existe que de nom. Selon le  chef de canton de Ziga Naaba Tigré, l’ouvrage est hors d’usage depuis quatre ans parce qu’il a été mal construit. « Nos multiples sollicitations pour sa réparation sont restées sans suite », témoigne-t-il.  Se sentant abandonner à leur triste sort, les villages riverains du barrage de Ziga ont entrepris différentes démarches pour attirer l’attention des autorités. Dans ce sens, 13 villages des trois communes ont tenu des assemblées générales  pour porter leur message d’une seule voix. Parmi celles-ci figure, le Centre d’écoute et de documentation sur les droits de l’homme (CEDDH) du ministère de la Justice de Droits humains et de la Promotion civique. Après avoir effectué une visite de terrain pour constater les conditions de vie des populations, le CEDDH dans son rapport N°004/2018/MJDHPC/SG/CEDDH du 28 février 2018 « suggère aux villages touchés par le projet Ziga de rentrer en contact avec les autorités du ministère en charge de l’Eau et de l’Assainissement afin de porter à leur connaissance les problèmes auxquels ils sont confrontés ». A en croire le maire de Absouya Romain Sawadogo, sa correspondance adressée au ministre de l’Eau relative à une audience pour échanger sur la situation des populations riveraines est restée sans suite jusqu’à ce jour. Nos tentatives de rentrer en contact avec le directeur du cabinet dudit département sont aussi restées vaines.

La réponse du Médiateur du Faso

Dans la réponse du Médiateur du Faso à travers la lettre N°2018- 247/MEDIA-FA/SG/CMR du 9 mai 2018, suite à une requête introduite par les populations riveraines le 13 avril 2018, concernant le règlement du conflit né de la réalisation du barrage de Ziga, l’institution indique que la réclamation est recevable et sera « instruite avec toute l’attention et toute la diligence nécessaires en temps opportun de la suite qu’il aura été possible de réserver à cette affaire ». Une personnalité impliquée dans la mise en œuvre du projet que nous avons contactée au téléphone pour comprendre le problème a confié que les revendications sont légitimes mais, il n’aimerait pas être cité du fait de son bord politique. A l’ONEA, société qui a suscité la création du barrage de Ziga pour résoudre le problème d’alimentation en eau potable, l’on pense que toutes les promesses ont été tenues. L’environnementaliste et spécialiste de la qualité de l’eau à la nationale des eaux, Dr Augustin Neya en veut pour preuve, la satisfaction d’un des principaux bailleurs pour la bonne gestion du projet. « Pour la première fois, la Banque mondiale a reconnu que le projet a été conduit avec professionnalisme. Elle était fière de ce qui a été fait sur le plan social et environnemental, à travers le respect des textes nationaux et internationaux », déclare-t-il. Même si Dr Neya reconnaît au passage que toutes les préoccupations des populations n’ont été prises en compte, il insiste que le projet est allé au-delà de ce qui était prévu. Il s’agit de la construction d’écoles, des centres de santé, d’octroi de motos au personnel sanitaire et de la distribution de moustiquaires aux populations. « Elles (les populations, Ndlr) ont demandé des barrages. Nous avons construit deux petites retenues à Absouya et à Gaskaï. Nous avons créé entre 12 et 21 points d’eau de forages. Nous avons rehaussé le barrage de Nagréongo qui existait déjà. Cependant la retenue d’eau de Gaskaï a cédé. Il faut reconnaître que c’est un handicap », détaille Dr Neya. En ce qui concerne la promesse de la pirogue à moteur, l’environnementaliste répond que techniquement ce n’est pas possible pour la simple raison que l’essence contenu dans le moteur dégage de la dioxine, une substance strictement prohibée parce que l’eau du barrage de Ziga est uniquement réservée à la consommation. Pour ce qui est de la construction des retenues d’eau tant réclamées par les populations, le secrétaire général de l’ONEA Moumouni Sawadogo estime que cette responsabilité relève des structures de l’Etat. « Nous avons une autorisation d’exploitation. Quand on exploite, il faut prendre des précautions pour éviter l’eau soit contaminée », précise-t-il. En attendant, l’interdiction de pratiquer le maraîchage sur les berges du barrage est en train d’être violée par les populations dans quelques villages. Pour le maire de la commune rurale de Nagréongo Me Hervé Kaboré, ces populations veulent travailler mais n’ont pas de lieu où travailler. « Quelqu’un a failli dans sa mission », conclut-il.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

pathnema@gmail.com

que les populations de cette contrée vivent.

Prix Nobel alternatif : Le cultivateur burkinabè Yacouba Sawadogo distingué à Stockholm

Le cultivateur Yacouba Sawadogo connu sous le nom de « l’homme qui arrêta le désert » a reçu le « Prix Nobel Alternatif », le vendredi 23 novembre 2018 à  Stockholm en Suède.

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Le cultivateur Yacouba Sawadogo, présentant une des plantes médicinales qu’il a plantées.

D’aucuns l’avaient qualifié de « fou » il y a une quarantaine d’années de cela, lorsque le cultivateur Yacouba Sawadogo avait entrepris d’arrêter le désert qui a failli rayer de la carte, le village de Gourga actuellement secteur 15 de la ville de Ouahigouya dans la région du Nord. Mais la « folie » de ce septuagénaire a fini par payer et ses mérites ont été reconnus par la communauté internationale. En effet, le 26 septembre 2018, Yacouba Sawadogo a été consacré lauréat du « Prix Nobel Alternatif ». Le prix lui a été remis le vendredi 23 novembre à Stockholm devant le parlement suédois. Grâce à son ingéniosité, il a mis fin à l’avancée du désert d’où le surnom « l’homme qui arrêta le désert ». Il a reboisé une superficie de 27 hectares pendant 44 ans avec une variété d’espèces d’arbres aux multiples vertus.

Tout a débuté selon les témoignages de ses proches où, à l’issue d’une famine, Yacouba Sawadogo pendant la saison sèche a commencé à travailler la terre en lui apportant du fumier et bien d’autres espèces pouvant enrichir le sol. Dans la persévérance et l’abnégation, il est parvenu à restaurer le couvert végétal de son village. Celui qui a porté le pays des Hommes intègres sur les fonts baptismaux fait partie des promoteurs de la valorisation des pratiques sylvo- agricoles endogènes c’est-à-dire le Zaï et les cordons pierreux, pour augmenter la résilience face aux effets néfastes des changements climatiques. Il est sollicité par des institutions internationales comme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour partager ses expériences à travers le monde. A travers cette distinction, c’est la nation burkinabè qui honorée grâce à l’exploit du « fou ».  Bien avant cette récompense, Yacouba Sawadogo a reçu de nombreuses distinctions au plan national, sous-régional et international.  Il est Chevalier de l’ordre du mérite du travail de la révolution démocratique et populaire, Chevalier de l’ordre du mérite du développement rural avec agrafe Environnement. Il a reçu ma médaille d’honneur des collectivités territoriales, le prix Yaya Djamé pour le CILSS, une distinction de la république d’Allemagne et deux autres de la république d’Italie.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

pathnema@gmail.com

La semence améliorée: Une alternative pour accroître les rendements

Ph2L’usage de la semence améliorée confère à la plante une plus grande résistance à la sécheresse et aux attaques des ravageurs. En outre, elle assure l’augmentation des rendements. Dans les plaines agricoles de la commune rurale de Bagré dans la région du Centre-est, les producteurs sont sensibilisés à l’utilisation de la semence améliorée. Une équipe de Sidwaya s’y est rendue le lundi 9 juillet 2018. Reportage ! http://www.sidwaya.bf/m-22143-agriculture-la-semence-amelioree-une-alternative-pour-accroitre-la-production.html

Journée mondiale de l’eau sur fond de « crise »

20140821_122837Les Nations Unies célèbrent ce Jeudi 22 mars 2018, la journée mondiale de l’eau sous le thème : « Solutions pour l’eau basées sur la nature« .  La dégradation de la végétation, du sol, des cours d’eau et des lacs, et les autres dommages causés à l’environnement, qui plus est dans un contexte de changements climatiques, sont à l’origine de nombreuses « crises de l’eau » à travers le monde. Quand les écosystèmes sont négligés, il devient plus difficile de se procurer l’eau dont on a besoin pour survivre et prospérer. Lire la suite

La problématique de l’eau au Burkina Faso

SAMSUNG CAMERA PICTURESIl se tient du 1er et ce, jusqu’au 3 février 2018 à Ouagadougou, un Forum national de l’eau et de l’assainissement (FNEA), un cadre de réflexions sur les problématiques nationales de l’eau. Le forum est placé sous le thème « Gestion partagée et inclusive pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) eau et assainissement au Burkina Faso ». Lire la suite

Augmenter la productivité à travers l’agriculture irriguée

SAMSUNG CAMERA PICTURESL’agriculture est appelée à rester le plus important utilisateur d’eau à l’échelle mondiale dans les décennies à venir. Dans de nombreux pays, et en particulier ceux situés dans les régions arides et semi-arides, cette dépendance devrait même s’intensifier. C’est à partir de la révolution verte que l’agriculture a commencé à s’approprier des quantités d’eau de plus en plus importantes. Lire la suite

Effets du changement climatique au Burkina Faso :La FAO propose la méthode »champ-école des producteurs »

images (1)L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé le 17 janvier 2017 à Koudougou dans la région du Centre-Ouest du Burkina Faso, un atelier d’information et d’échanges sur la stratégie de mise en place du projet : «Intégrer la Résilience Climatique à la Production Agricole et Pastorale pour la Sécurité Alimentaire dans les Zones Rurales vulnérables à travers l’Approche Champ Ecole des Producteurs». L’atelier est financé par le Fonds mondial pour l’environnement (FEM) et mis en œuvre par la FAO, en collaboration avec les ministères en charge de l’agriculture, des ressources animales et celui de l’environnement, et intervient dans les régions du Centre-Ouest, du Centre-Nord, de l’Est et du Sahel. Et ceci en inscrivant les pratiques et les stratégies d’Adaptation au changement climatique (ACC) dans les initiatives de développement agricole en cours, les politiques agricoles, la programmation et l’augmentation de l’adoption des pratiques et des technologies d’ACC par les communautés rurales. Le projet, d’une durée de quatre ans selon sa coordonnatrice, Marie Bernadette Toé/Kiébré, couvre la période 2015 – 2019, et aidera particulièrement les communautés vulnérables de sa zone d’intervention que sont les quatre régions concernées à intégrer les considérations du changement climatique en vue d’accroître la résilience des systèmes de productions agricoles et pastorales.
Les Champs-écoles des producteurs (CEP) et les Champs-écoles agropastoraux (CEAP) sont entre autres, les outils sur lesquels le projet s’appuiera pour renforcer les capacités des agriculteurs et des éleveurs sur diverses thématiques orientées sur les bonnes pratiques d’ACC et d’intégration des systèmes culture/élevage/ arbre. Au Burkina Faso, l’approche Champ-école des producteurs (CEP) a été introduite par la FAO au milieu des années 1990. Son succès est reconnu par le gouvernement qui l’a adoptée en 2010, comme approche la vulgarisation du Programme national de vulgarisation et d’appui-conseil agricole (PNVACA) du ministère en charge de l’agriculture.

Absence de débat politique sur l’environnement

100_8491Malheureusement au Burkina Faso, l’environnement est peu représenté dans le débat politique. La plupart de nos hommes politiques, de nos candidats aux élections présidentielles préfèrent s’attarder sur des questions de politiques politiciennes. Nous nous inquiétons en tant qu’environnementaliste d’autant plus que l’avenir de la planète n’a jamais été aussi précaire : réfugies climatiques, raréfaction des ressources (eau, produits halieutiques, denrées alimentaires), réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre, crise énergétique, etc. Malgré cette menace qui pèse sur la planète que nous partageons, les questions environnementales sont inscrites aux abonnés absents dans les débats politiques au Burkina. Les politiciens ne semblent pas donner à l’environnement une place centrale dans leurs programmes et pourtant, le développement durable et l’avenir de l’économie du Burkina Faso passent aujourd’hui par une gestion holistique de ses ressources naturelles, de son environnement. On a l’impression qu’en dehors de quelques partis écologiques, la gravité de la crise environnementale n’est pas bien perçue par les hommes politiques qui aspirent à la gestion du pouvoir d’Etat. Qui parmi eux a perçu, à sa juste valeur, l’impératif écologique pour s’en appuyer afin de proposer un programme qui soit imprégné de l’environnement dans ses déclinaisons économiques, sociales et culturelles ? Gérer l’environnement et la diversité des ressources naturelles au Burkina Faso n’est pas chose aisée, c’est un défi dont la complexité va croissant. Actuellement la crise environnementale que connait notre pays s’exprime sous la forme d’une crise économique et demain elle pourrait s’exprimer en crise sociale si rien n’est fait à cause de la dégradation accélérée des écosystèmes.